HISTOIRES DE FONDS

Damnée pénicilline

Bien que l’allergie à la pénicilline soit bien connue et qu’elle soit normalement consignée au dossier du patient, les diverses intolérances aux médicaments méritent elles aussi une attention particulière. Celles-ci échappent parfois à la vigilance des pharmaciens lors de l’évaluation des ordonnances.
 
C’est ce qui s’est produit pour une dame âgée qui s’est présentée en pharmacie avec une nouvelle prescription d’amoxicilline. À l’étape de la vérification, le pharmacien n’a pas pris connaissance de l’intolérance qui était pourtant documentée au dossier de la patiente. L’amoxicilline lui a donc été servie.
 
La prise du médicament a déclenché une vive réaction impliquant une diarrhée importante qui a requis des soins à l’urgence à la suite d’une déshydratation. De plus, l’âge de la patiente ainsi que plusieurs problèmes de santé sous-jacents ont aggravé la situation. Une fois les conséquences résorbées, une demande de compensation a été présentée au FARPOPQ par la patiente.
 
Par ailleurs, si un lien direct entre la faute professionnelle et la nécessité de soins médicaux supplémentaires peut être démontré, la RAMQ est en droit de réclamer le montant total des frais encourus. Le FARPOPQ couvre également cette portion de l’indemnité et serait mandaté pour en négocier les montants.  

 

Conseil pratique : Précisez avec le patient non seulement ses allergies et intolérances, mais aussi le type de réactions qu’il a eues et documentez-les au dossier.  

 

Bien que les intolérances soient souvent perçues comme étant moins sévères qu’une allergie, il demeure que les symptômes peuvent être suffisamment incommodants pour nécessiter des soins médicaux, particulièrement chez les patients vulnérables. Un changement de molécule peut parfois s’avérer la meilleure solution pour le patient.

 

Pour plus d’information : consultez l’Outil d’aide à la décision de l’INESSS.

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